Bibliographic Information

Sourate 66 - Coran 12-21. Traductions du Coran en Europe, XIIe-XXIe siècles - Sourate s66

Original Source

Witness List

  • Witness caire:
  • Witness hamidullah:
  • Witness blachere:
  • Witness sale:
  • Witness duryer:
  • Witness arrivabene:
  • Witness bibliander:

Electronic Edition Information:

Responsibility Statement:
  • Structuration des données (TEI) Paul Gaillardon, Maud Ingarao (Pôle HN IHRIM)
Publication Details:

Published by IHRIM.

Lyon

Licence

Encoding Principles

À faire.

←|→
Cairo Edition, 1924Context
X
سورة التحريم
بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ
1
يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ لِمَ تُحَرِّمُ مَا أَحَلَّ اللَّهُ لَكَ تَبْتَغِي مَرْضَاتَ أَزْوَاجِكَ وَاللَّهُ غَفُورٌ رَّحِيمٌ
2
قَدْ فَرَضَ اللَّهُ لَكُمْ تَحِلَّةَ أَيْمَانِكُمْ وَاللَّهُ مَوْلَاكُمْ وَهُوَ الْعَلِيمُ الْحَكِيمُ
3
وَإِذْ أَسَرَّ النَّبِيُّ إِلَى بَعْضِ أَزْوَاجِهِ حَدِيثًا فَلَمَّا نَبَّأَتْ بِهِ وَأَظْهَرَهُ اللَّهُ عَلَيْهِ عَرَّفَ بَعْضَهُ وَأَعْرَضَ عَن بَعْضٍ فَلَمَّا نَبَّأَهَا بِهِ قَالَتْ مَنْ أَنبَأَكَ هَذَا قَالَ نَبَّأَنِيَ الْعَلِيمُ الْخَبِيرُ
4
إِن تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ فَقَدْ صَغَتْ قُلُوبُكُمَا وَإِن تَظَاهَرَا عَلَيْهِ فَإِنَّ اللَّهَ هُوَ مَوْلَاهُ وَجِبْرِيلُ وَصَالِحُ الْمُؤْمِنِينَ وَالْمَلَائِكَةُ بَعْدَ ذَلِكَ ظَهِيرٌ
5
عَسَى رَبُّهُ إِن طَلَّقَكُنَّ أَن يُبْدِلَهُ أَزْوَاجًا خَيْرًا مِّنكُنَّ مُسْلِمَاتٍ مُّؤْمِنَاتٍ قَانِتَاتٍ تَائِبَاتٍ عَابِدَاتٍ سَائِحَاتٍ ثَيِّبَاتٍ وَأَبْكَارًا
6
يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا قُوا أَنفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا وَقُودُهَا النَّاسُ وَالْحِجَارَةُ عَلَيْهَا مَلَائِكَةٌ غِلَاظٌ شِدَادٌ لَّا يَعْصُونَ اللَّهَ مَا أَمَرَهُمْ وَيَفْعَلُونَ مَا يُؤْمَرُونَ
7
يَا أَيُّهَا الَّذِينَ كَفَرُوا لَا تَعْتَذِرُوا الْيَوْمَ إِنَّمَا تُجْزَوْنَ مَا كُنتُمْ تَعْمَلُونَ
8
يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا تُوبُوا إِلَى اللَّهِ تَوْبَةً نَّصُوحًا عَسَى رَبُّكُمْ أَن يُكَفِّرَ عَنكُمْ سَيِّئَاتِكُمْ وَيُدْخِلَكُمْ جَنَّاتٍ تَجْرِي مِن تَحْتِهَا الْأَنْهَارُ يَوْمَ لَا يُخْزِي اللَّهُ النَّبِيَّ وَالَّذِينَ آمَنُوا مَعَهُ نُورُهُمْ يَسْعَى بَيْنَ أَيْدِيهِمْ وَبِأَيْمَانِهِمْ يَقُولُونَ رَبَّنَا أَتْمِمْ لَنَا نُورَنَا وَاغْفِرْ لَنَا إِنَّكَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ
9
يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ جَاهِدِ الْكُفَّارَ وَالْمُنَافِقِينَ وَاغْلُظْ عَلَيْهِمْ وَمَأْوَاهُمْ جَهَنَّمُ وَبِئْسَ الْمَصِيرُ
10
ضَرَبَ اللَّهُ مَثَلًا لِّلَّذِينَ كَفَرُوا امْرَأَتَ نُوحٍ وَامْرَأَتَ لُوطٍ كَانَتَا تَحْتَ عَبْدَيْنِ مِنْ عِبَادِنَا صَالِحَيْنِ فَخَانَتَاهُمَا فَلَمْ يُغْنِيَا عَنْهُمَا مِنَ اللَّهِ شَيْئًا وَقِيلَ ادْخُلَا النَّارَ مَعَ الدَّاخِلِينَ
11
وَضَرَبَ اللَّهُ مَثَلًا لِّلَّذِينَ آمَنُوا امْرَأَتَ فِرْعَوْنَ إِذْ قَالَتْ رَبِّ ابْنِ لِي عِندَكَ بَيْتًا فِي الْجَنَّةِ وَنَجِّنِي مِن فِرْعَوْنَ وَعَمَلِهِ وَنَجِّنِي مِنَ الْقَوْمِ الظَّالِمِينَ
12
وَمَرْيَمَ ابْنَتَ عِمْرَانَ الَّتِي أَحْصَنَتْ فَرْجَهَا فَنَفَخْنَا فِيهِ مِن رُّوحِنَا وَصَدَّقَتْ بِكَلِمَاتِ رَبِّهَا وَكُتُبِهِ وَكَانَتْ مِنَ الْقَانِتِينَ
←|→
Revised Hamidullah, 2000Context
X
L’interdiction (At-Tahrim)
1
O Prophète ! Pourquoi, en recherchant l’agrément de tes femmes, t’interdis-tu ce qu’Allah t’a rendu licite ? Et Allah est Pardonneur, Très Miséricordieux.
2
Allah vous a prescrit certes, de vous libérer de vos serments. Allah est votre Maître ; et c’est Lui l’Omniscient, le Sage.
3
Lorsque le Prophète confia un secret à l’une de ses épouses et qu’elle l’eut divulgué et qu’Allah l’en eut informé, celui-ci en fit connaître une partie et passa sur une partie. Puis, quand il l’en eut informée elle dit : « Qui t’en a donné nouvelle ? » Il dit : « C’est l’Omniscient, le Parfaitement Connaisseur qui m’en a avisé ».
4
Si vous vous repentez à Allah c’est que vos cœurs ont fléchi. Mais si vous vous soutenez l’une l’autre contre le Prophète, alors ses alliés seront Allah, Gabriel et les vertueux d’entre les croyants, et les Anges sont par surcroît [son] soutien.
5
S’Il vous répudie, il se peut que son Seigneur lui donne en échange des épouses meilleures que vous, musulmanes, croyantes, obéissantes, repentantes, adoratrices, jeûneuses, déjà mariées ou vierges.
6
O vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles, d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, surveillé par des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu’Il leur commande, et faisant strictement ce qu’on leur ordonne.
7
O vous qui avez mécru ! Ne vous excusez pas aujourd’hui. Vous ne serez rétribués que selon ce que vous œuvriez.
8
O vous qui avez cru ! Repentez-vous à Allah d’un repentir sincère. Il se peut que votre Seigneur vous efface vos fautes et qu’Il vous fasse entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, le jour où Allah épargnera l’ignominie au Prophète et à ceux qui croient avec lui. Leur lumière courra devant eux et à leur droite ; ils diront : « Seigneur, parfais-nous notre lumière et pardonne-nous. Car Tu es Omnipotent ».
9
O Prophète ! Mène la lutte contre les mécréants et les hypocrites et sois rude à leur égard. Leur refuge sera l’Enfer, et quelle mauvaise destination !
10
Allah a cité en parabole pour ceux qui ont mécru la femme de Noé et la femme de Lot. Elles étaient sous l’autorité de deux vertueux de Nos serviteurs. Toutes deux les trahirent et ils ne furent d’aucune aide pour [ces deux femmes] vis-à-vis d’Allah. Et il [leur] fut dit : « Entrez au Feu toutes les deux, avec ceux qui y entrent »,
11
et Allah a cité en parabole pour ceux qui croient, la femme de Pharaon, quand elle dit « Seigneur, construis-moi auprès de Toi une maison dans le Paradis, et sauve-moi de Pharaon et de son œuvre ; et sauve-moi des gens injustes ».
12
De même, Marie, la fille d’’Imran qui avait préservé sa virginité ; Nous y insufflâmes alors de Notre Esprit. Elle avait déclaré véridiques les paroles de son Seigneur ainsi que Ses Livres : elle fut parmi les dévoués.
←|→
Blachère, 1957Context
X
Sourate LXVI.
Déclarer illicite.
(At-Taḥrîm.)
Translator's introductory remarks
Titre tiré du vt. 1.
Les éléments hétérogènes qui forment cette sourate sont tous médinois, mais d’une datation quasi impossible. Le début a trait à une indiscrétion que commit une femme de Mahomet. Selon les données historico-biographiques, il s’agirait d’une intrigue nouée par Hafsa avec sa coépouse ‛Aïcha, contre la concubine Marie la Copte. Pour accorder ce point avec l’allusion si obscure des vt. 1 et 2 (ces vt. sont-ils bien de la même venue ?), ces données posent que le Prophète prononça un serment dont il eut scrupule à se dégager.
Au nom d’Allah, le Bienfaiteur miséricordieux.
[Au Prophète, à la suite d’une crise dans son harem.]
1
O Prophète !, pourquoi, recherchant la satisfaction de tes épouses, déclares-tu illicite ce qu’Allah déclara licite pour toi ? Allah est absoluteur et miséricordieux.
Note [original edition] : Autre sens : O Prophète !, pourquoi déclares-tu illicite ce qu’Allah déclare licite pour toi ? Tu recherches la satisfaction de tes épouses alors qu’Allah etc.
    2
    Allah vous a imposé de vous délier de vos serments. Or, Allah est votre maître et Il est l’Omniscient, le Sage.
    3
    [Rappelez-vous] quand le Prophète confia en secret un propos, à l’une de ses épouses ! Quand celle-ci en eut donné avis [à une autre] et qu’Allah en eut informé [le Prophète], celui-ci fit connaître [à l’épouse indiscrète] une partie de ce qu’il savait et il passa l’autre sous silence. Quand il l’en eut avisée, [cette épouse] demanda : « Qui t’a informé de cela ? » « L’Omniscient, l’Informé m’a avisé [de cela] », répondit [le Prophète].
    4
    Si vous revenez à Allah…, car vos cœurs ont fléchi. Si [, au contraire,] vous vous prêtez assistance contre [le Prophète]…, car Allah est son
    Facsimile Image Placeholder
    maître et Gabriel, le Saint des Croyants (sic) et les Anges sont par surcroît [son] assistance.
    Note [original edition] : En son état actuel, ce texte n’offre plus de sens perceptible. — Si vous revenez. Le verbe est au duel et les commt. déclarent qu’il a pour sujet : deux épouses du Prophète, Hafsa et ‛Aïcha. A noter que cette phrase et la suiv. sont en suspens. ǁ Le Saint des Croyants. Les commt. comprennent : « Ceux qui sont saints parmi les Croyants. » Mais cette interprétation est fort suspecte et les sens reste inconnu. Peut-être a-t-on ici une interpolation.
      5
      Si [le Prophète] vous répudie, peut-être son Seigneur lui donnera-t-Il, en échange, des épouses meilleures que vous, des Soumises [à Allah], des Croyantes faisant oraison (qânit), revenant [à Allah], dévotieuses, glorifiant [le Seigneur] (?), [ou bien] ayant été mariées [ou bien] vierges.
      Note [original edition] : sâ’iḥâtin « glorifiant etc. ». Le terme est glosé, dans les commt., par ṣâ’imâtin « pratiquant le jeûne ». On a proposé de corriger par sâbiḥâtin « glorifiant [le Seigneur] ». Cette correction fait difficulté, parce que l’usage exigerait musabbiḥâtin ; elle fournit toutefois un sens qui concorde avec l’autre passage où ce terme figure ; v. IX, 113. ǁ [Ou bien] ayant été mariées etc. Text. : ayant été mariées et vierges.
        [Admonition aux Croyants.]
        6
        O vous qui croyez !, préservez vos personnes et vos familles d’un feu dont les Hommes et les pierres seront l’aliment ! Autour de [ce feu] seront des Anges gigantesques et puissants qui ne désobéissent point à Allah, dans ce qu’Il ordonne, et qui font ce dont ils ont reçu ordre.
        7
        O vous qui êtes infidèles !, ne vous excusez pas ! En ce jour vous ne serez « récompensés » que de ce que vous faisiez.
        Note [original edition] : En ce jour = au Jour du Jugement.
          8
          O vous qui croyez !, revenez à Allah d’une façon loyale ! Peut-être votre Seigneur effacera-t-Il vos mauvaises actions et vous fera-t-Il entrer en des Jardins sous lesquels couleront les ruisseaux. En ce jour, Il ne couvrira d’opprobre ni le Prophète ni ceux qui auront cru, avec lui, et leur lumière courra devant eux et à leur droite, [cependant qu’]ils crieront : « Seigneur !, parachève pour nous notre lumière et pardonne-nous ! Sur toute chose, Tu es omnipotent. »
          9
          O Prophète !, mène combat contre les Infidèles et les Hypocrites et sois dur contre eux ! Leur refuge sera la Géhenne et quel détestable « Devenir » !
          [Femmes impies et femmes croyantes données en exemple.]
          10
          Allah a proposé un exemple à ceux qui sont infidèles : la femme de Noé et la femme de Loth. Elles étaient sous [l’autorité de] deux de Nos saints serviteurs ; elles les trahirent et [cela] ne leur servit en rien contre Allah et il leur fut crié : « Entrez dans le Feu avec ceux qui doivent y entrer ! »
          Note [original edition] : A ceux qui sont infidèles. Autre sens : A l’égard de ceux qui sont infidèles. ǁ La femme de Noé. Geiger a signalé que la Bible ne fait pas mention de l’impiété de cette femme.
            11
            Allah a proposé [aussi] un exemple, à ceux qui croient : la femme de Pharaon, quand elle s’écria : « Seigneur !, construis-moi, auprès de Toi, une demeure dans le Jardin ! Sauve-moi de Pharaon et de ses œuvres ! Sauve-moi du peuple des Injustes ! »
            Note [original edition] : Sur l’attitude pieuse de la femme de Pharaon (l’Asiya des commt.), v. sourate XXVIII, 8.
              12
              [Il a proposé aussi l’exemple de] Marie, fille de ‛Imrân, qui se garda vierge, en laquelle Nous insufflâmes [un peu] de Notre Esprit (rûḥ), [qui] déclara véridiques les arrêts (kalima) et les Écritures de son Seigneur et [qui] fut parmi celles faisant oraison (qânit).
              Note [original edition] : Marie fille de ‛Imrân. V. sourate XIX, 29 et la note.
                ←|→
                Sale, 1734Context
                X
                CHAP. LXVI.
                Intitled, Prohibition; revealed at Medina.
                In the name of the most merciful God.
                1
                O Prophet, why holdest thou that to be prohibited which God hath allowed thee, seeking to please thy wives
                a
                Note [original edition] : Why holdest thou that to be prohibited which God hath allowed thee, &c.] There are some who suppose this passage to have been occasioned by Mohammed’s protesting never to eat honey any more, because, having once eaten some in the apartment of Hafsa, or of Zeinab, three other of his wives, namely, Ayesha, Sawda, and Safia, all told him they smelt he had been eating of the juice which distils from certain shrubs in those parts, and resembles honey in taste and consistence, but is of a very strong flavour, and which the prophet had a great aversion to1. But the more received opinion is, that the chapter was revealed on the following occasion. Mohammed having lain with a slave of his named Mary, of Coptic extract (who had been sent him as a present by al Mokawkas, governor of Eygpt), on the day which was due to Ayesha, or to Hafsa, and, as some say, on Hafsa’s own bed, while she was absent; and this coming to Hafsa’s knowledge, she took it extremely ill, and reproached her husband so sharply that, to pacify her, he promised, with an oath, never to touch the maid again1: and to free him from the obligation of this promise was the design of the chapter.
                I cannot here avoid observing, as a learned writer 2 has done before me, that Dr. Prideaux has strangely misrepresented this passage. For having given the story of the prophet’s amour with his maid Mary, a little embellished, he proceeds to tell us that in this chapter Mohammed brings in God allowing him, and all his Moslems, to lie with their maids when they will, notwithstanding their wives (whereas the words relate to the prophet only, who wanted not any new permission for that purpose, because it was a privilege already granted him3, though to none else;) and then, to shew what ground he had for his assertion, adds that the first words of the chapter are, O prophet, why dost thou forbid what God hath allowed thee, that thou mayest please thy wives? God hath granted unto you to lie with your maid servants 4. Which last words are not to be found here, or elsewhere in the Korân, and contain an allowance of what is expressly forbidden therein5; though the doctor has thence taken occasion to make some reflections which might as well have been spared. I shall say nothing to aggravate the matter, but leave the reader to imagine what this reverend divine would have said of a Mohammedan if he had caught him tripping in the like manner.
                Having digressed so far, I will venture to add a word or two in order to account for one circumstance which Dr. Prideaux relates concerning Mohammed’s concubine Mary; viz. that after her master’s death, no account was had of her or the son which she had born him, but both were sent away into Egypt, and no mention made of either ever after among them; and then he supposes (for he seldom is at a loss for a supposition) that Ayesha, out of the hatred which she bore her, procured of her father, who succeeded the impostor in the government, to have her thus disposed of6. But it being certain, by the general consent of all the eastern writers, that Mary continued in Arabia till her death, which happened at Medina about five years after that of her master, and was buried in the usual burying-place there, called al Bakí, and that her son died before his father, it has been asked, whence the doctor had this7? I answer, that I guess he had it partly from Abul’faragius, according to the printed edition of whose work, the Mary we are speaking of is said to have been sent with her sister Shirin (not with her son) to Alexandria by al Mokawkas 8; though I make no doubt but we ought in that passage to read min, from, instead of ila, to (notwithstanding the manuscript copies of this author used by Dr. Pocock, the editor, and also a very fair one in my own possession, agree in the latter reading;) and that the sentence ought to run thus, quam (viz. Mariam) unà cum sorore Shirina ab Alexandria miserat al Mokawkas.
                • 1 Al Zamakh. Al Beidawi.
                • 1 Idem, Jallal. Yahya.
                • 2 Gagnier, not. ad Abulf. vit. Moh. p. 150.
                • 3 See chap. 33. p. 348, 349.
                • 4 Prid. Life of Moh. p. 113.
                • 5 See chap. 17. p. 230. chap. 4. p. 64. and chap 24. p. 287, &c.
                • 6 Prid. Life of Moh. p. 114.
                • 7 Gagnier, ubi supra.
                • 8 Abul’Farag. Hist. Dynast. p. 165.
                ; since God is inclined to
                Facsimile Image Placeholder
                forgive and merciful?
                2
                God hath allowed you the dissolution of your oaths
                a
                Note [original edition] : God hath allowed you the dissolution of your oaths;] By having appointed an expiation for that purpose9: or, as the words may be translated, God hath allowed you to use an exception in your oaths, that is, to add the words, if it please God; in which case a man is excused from guilt if he perform not his oath10. The passage, though directed to all the Moslems in general, seems to be particularly designed for quieting the prophet’s conscience in regard to the oath above mentioned: but Al Beidawi approves not this opinion, because such an oath was to be looked upon as an inconsiderate one, and required no expiation.
                • 9 See chap. 5. p. 94.
                • 10 Al Beidawi.
                : and God is your master; and he is knowing and wise.
                3
                When the prophet intrusted as a secret unto one of his wives a certain accident; and when she disclosed the same, and God made it known unto him; he acquainted her with part of what she had done, and forbore to upbraid her with the other part thereof. And when he had acquainted her therewith, she said, Who
                Facsimile Image Placeholder
                hath discovered this unto thee? He answered, The knowing, the sagacious God hath discovered it unto me
                a
                Note [original edition] : When the prophet intrusted as a secret unto one of his wives a certain accident, &c.] When Mohammed found that Hafsa knew of his having injured her, or Ayesha, by lying with his concubine Mary on the day due to one of them, he desired her to keep the affair secret, promising, at the same time, that he would not meddle with Mary any more; and foretold her, as a piece of news which might soothe her vanity, that Abu Becr and Omar should succeed him in the government of his people. Hafsa, however, could not conceal this from Ayesha, with whom she lived in strict friendship, but acquainted her with the whole matter: whereupon the prophet, perceiving, probably by Ayesha’s behaviour, that his secret had been discovered, upbraided Hafsa with her betraying him, telling her that God had revealed it to him; and not only divorced her, but separated him from all his other wives for a whole month, which time he spent in the apartment of Mary. In a short time, notwithstanding, he took Hafsa again, by the direction, as he gave out, of the angel Gabriel, who commended her for her frequent fasting and other exercises of devotion, assuring him likewise that she should be one of his wives in paradise1.
                • 1 Idem, Al Zamakh.
                .
                4
                If ye both be turned unto God (for your hearts have swerved) it is well: but if ye join against him, verily God is his patron; and Gabriel, and the good man among the faithful, and the angels also are his assistants
                b
                Note [original edition] : If ye both, &c.] This sentence is directed to Hafsa and Ayesha; the pronouns and verbs of the second person being in the dual number.
                  .
                  5
                  If he divorce you, his Lord can easily give him in exchange other wives better than you, women resigned unto God, true believers, devout, penitent, obedient, given to fasting, both such as have been known by other men, and virgins.
                  6
                  O true believers, save your souls, and those of your families, from the fire whose fewel is men and stones, over which are set angels fierce and terrible
                  c
                  Note [original edition] : See chap. 74, and the Prelim. Disc. §. IV. p. 92.
                    ; who disobey not God in what he hath commanded them, but perform what they are commanded.
                    7
                    O unbelievers, excuse not yourselves this day; ye shall surely be rewarded for what ye have done
                    d
                    Note [original edition] : O unbelievers, &c.] These words will be spoken to the infidels at the last day.
                      .
                      8
                      O true believers, turn unto God with a sincere repentance: peradventure your Lord will do away from you your evil deeds, and will admit you into gardens, through which rivers flow; on the day whereon God will not put to shame the prophet, or those who believe with him: their light shall run before them, and on their right hands
                      e
                      Note [original edition] : See chap. 57, p. 438.
                        , and they shall say, Lord, make our light perfect, and forgive us: for thou art almighty.
                        9
                        O prophet, attack the infidels with arms, and the hypocrites with arguments; and treat them with severity: their abode shall be hell, and an ill journey shall it be thither.
                        10
                        God propoundeth as a similitude unto the unbelievers, the wife of Noah, and the wife of Lot: they were under two of our righteous servants, and they deceived them both
                        f
                        Note [original edition] : The wife of Noah, and the wife of Lot, &c.] Who were both unbelieving women, but deceived their respective husbands by their hypocrisy. Noah’s wife, named Wâïla, endeavoured to persuade the people her husband was distracted; and Lot’s wife, whose name was Wâhela (though some writers give this name to the other, and that of Wâïla to the latter), was in confederacy with the men of Sodom, and used to give them notice when any strangers came to lodge with him, by a sign of smoke by day, and of fire by night2.
                        • 2 Jallal. Al Zamakh.
                        ;
                        Facsimile Image Placeholder
                        wherefore their husbands were of no advantage unto them at all, in the sight of God
                        a
                        Note [original edition] : Wherefore their husbands were of no advantage unto them, in the sight of God:] For they both met with a disastrous end in this world 1, and will be doomed to eternal misery in the next. In like manner, as Mohammed would insinuate, the infidels of his time had no reason to expect any mitigation of their punishment, on account of their relation to himself and the rest of the true believers.
                        • 1 See chap. 11. p. 179. and p. 183, and 184.
                        : and it shall be said unto them, at the last day, Enter ye into hell fire, with those who enter therein.
                        11
                        God also propoundeth as a similitude unto those who believe, the wife of Pharaoh
                        b
                        Note [original edition] : The wife of Pharaoh;] viz, Asia, the daughter of Mozâhem. The commentators relate, that because she believed in Moses, her husband cruelly tormented her, fastening her hands and feet to four stakes, and laying a large milstone on her breast, her face, at the same time, being exposed to the scorching beams of the sun: these pains, however, were alleviated by the angels shading her with their wings, and the view of the mansion prepared for her in paradise, which was exhibited to her on her pronouncing the prayer in the text: at length God received her soul; or, as some say, she was taken up alive into paradise, where she eats and drinks 2.
                        • 2 Jallal. Al Zamakh
                        ; when she said, Lord, build me a house with thee in paradise; and deliver me from Pharaoh and his doings, and deliver me from the unjust people:
                        12
                        and Mary the daughter of Imran; who preserved her chastity, and into whose womb we breathed of our spirit
                        c
                        Note [original edition] : See chap. 19, p. 250, &c.
                          , and who believed in the words of her Lord, and his scriptures, and was a devout and obedient person
                          d
                          Note [original edition] : On occasion of the honourable mention here made of these two extraordinary women, the commentators introduce a saying of their prophet, That among men there had been many perfect, but no more than four of the other sex had attained perfection; to wit, Asia, the wife of Pharaoh; Mary, the daughter of Imrân; Khadîjah, the daughter of Khowailed (the prophet’s first wife); and Fâtema, the daughter of Mohammed.
                            .
                            ←|→
                            Du Ryer, 1647Context
                            X
                            LE CHAPITRE DE LA DEFFENCE, contenant douze versets, escrit
                            à la Medine.
                            AU Nom de Dieu clement & misericordieux.
                            1
                            O Prophete ne deffend pas pour le contentement de tes femmes, de faire ce que Dieu t’a permis, il est clement & misericordieux ;
                            2
                            il vous a ordonné de faire ce qui est permis par vostre loy, il est vostre Seigneur. Il sçait tout & est tres-sage.
                            3
                            Lors que le Prophete est allé visiter une de ses femmes, Dieu luy a revelé ce qu’elle luy vouloit dire, il en a approuvé une partie & en a desaprouvé l’autre, lors qu’il a dit à sa femme ce qu’elle avoit volonté de luy dite, elle luy a
                            Facsimile Image Placeholder
                            demandé qui luy avoit revelé ; Celuy qui sçait tout me l’a revelé,
                            4
                            afin que vous vous convertissiez, vos cœurs sont enclins à faire ce qui est deffendu, si vous faites quelque chose contre le Prophete, sçachez que Dieu est son protecteur, l’Ange Gabriel & tous les fidelles le deffendront, les Anges le protegeront contre vous ;
                            5
                            S’il vous veut repudier, Dieu luy donnera à l’advenir d’autres femmes en vostre place qui seront obeyssantes, vray croiantes, humbles, fidelles, devotes, contentes, douces, nettes, pucelles & non pucelles.
                            6
                            O vous qui croyez en Dieu, fortifiés vous vous & vos familles en l’obeyssance de ses commandemens, les Idolatres brusleront dedans le feu d’Enfer avec leurs Idoles, les Anges deputez pour les punir ne desobeyssent pas à Dieu, ils font tout ce qu’il leur commande.
                            7
                            O vous qui estes infidelles il n’y a point d’excuse pour vous, vous serez chastiez selon vos demerites.
                            8
                            O vous qui croyez, convertissez vous à Dieu avec affection, il vous pardonnera vos pechez, & vous fera entrer dans des jardins où coulent plusieurs fleuves, la lumiere de la foy marchera devant le Prophete & devant ceux qui l’ont suivy ; Lors que Dieu les recompensera ; Ils diront, Seigneur, donne nous ta lumiere, pardonne nous nos pechez, tu es tout-Puissant.
                            9
                            O Prophete combats les infidelles & les impies, fortifie toy contre eux, l’Enfer sera leur habitation.
                            10
                            Dieu enseigne une parabole aux infidelles, & dict ; les femmes de Noé & les femmes de Loth estoient soubs le pouvoir de mes deux serviteurs
                            Facsimile Image Placeholder
                            hommes de bien, elles les ont trahis, mais elles n’ont pas evité la punition de leur peché ; on leur a dit entrez dedans le feu d’Enfer avec ceux qui y entrent.
                            11
                            Dieu enseigne une parabole à ceux qui ensuivent sa loy, prenés exemple à la femme de Pharaon, elle a prié Dieu & a dit, Seigneur basty moy une maison en Paradis, delivre moy de Pharaon, de ses œuvres, & des personnes injustes.
                            12
                            Marie fille de Josaphat a conservé sa virginité, nous avons inspiré nostre esprit en elle, elle a creu aux paroles de son Seigneur & aux escritures ; elle estoit au nombre de celles qui obeyssoient.
                            ←|→
                            Arrivabene, 1547Context
                            X
                            In nome di Dio misericordioso, e Pio. CAPITOLO XLVIII.
                            1
                            Note [original edition] : Finge haver havuto da Dio la dispensatione de i giuramenti iscogitata essendo ritrovato da due delle sue mogli giacersi con Maria moglie di Giacobita Re.
                            • [B]
                            E TU PROPHETA perche statuisci l’illecito, posto da Dio, lecito per amor delle tue donne? Dio pio, e perdonatore,
                            2
                            sapiente, e signor di tutti, ti commando scancellar i giuramenti.
                            3
                            Al Propheta che favellara à una delle sue donne revelando certo, che disse ella. Chi ti ha manifestato questo? Et egli, Dio che sa il tutto,
                            4
                            alquale se tu ti convertirai, alienera ogni male dal tuo cuore, e se ostinatamente ti accosterai à gli incredoli, ne sarà testimoni gli Angeli, Gabriello, Gli huomini buoni, e Dio,
                            5
                            Ad alcuni repudianti forse Dio dara moglie piu limosinarie, in lor luogo, e vergini, e maritate,
                            8
                            voi huomini lasciando i peccati vostri rivoltatevi à Dio, perche egli forse perdonandovi vi darà il Paradiso.
                            9
                            Tu Propheta metti a sacco gli incredoli accioche ti temino.
                            10
                            Note [original edition] : Essempio.
                            • [B]
                            Alle donne sian essempio le donne di Noe, e di Loth, alle quali non giovò tanto la bonta de mariti che elle non fussero messe nel fuoco,
                            11
                            e delle credenti prendino l’essempio della donna di Pharaone,
                            Note [original edition] : Lauda Maria.
                            • [B]
                            e di Maria figliuola di Ioacchino, delle quali una prego Dio, che liberandola dalle mani di Pharaone, e dalle sue opere, e dalla gente cattiva le desse il Paradiso,
                            12
                            e l’altra Maria, cioè se dirizzando non fe opera alcuna malvagia. Onde in lei soffiammo l’anima confermante le vostre parole, & il libro e perseverando nel bene.
                            ←|→
                            Bibliander, 1550Context
                            X
                            AZOARA LXXVI.
                            In n. etc.
                            1
                            Cur tu propheta statuis, illicitum a Deo positum, licitum ob tuarum mulierum amorem ?
                            Note [original edition] : Fingit Deum permisisse dispensationem in re uxoria. quam dicunt excogitatam, cum uxores duae illum depraehendissent concubentem cum uxore Iacobitici regis.
                              Deus quidem pius ueniaeque largitor,
                              2
                              omnium dominus sapiens et incompraehensibilis, tibi iuraiuranda delere praecepit.
                              3
                              Prophetae quandam suarum mulierum alloquenti, reuelando quoddam, illa respondit : Quis tibi uerbum illud aperuit ? At ille, Deus omnium scientissimus,
                              4
                              ad quem si conuerteris, omnibus malis cor tuum alienabit : Et si malis obstinaciter inhaeseris, Deus dominus uester, et Gabriel, angelique caeteri, hominesque boni testes aderunt.
                              5
                              Aliquibus autem repudiatis forsan Deus meliores, firmae fidei, iugiter orantes, et multum eleemosynarias, tum coniugatas tum uirgines, earum loco restituet.
                              6
                              Viri boni, uos uestramque gentem
                              Note [original edition] : Inferorum custodes angeli.
                                a foco nil nisi sulfur et homines comburente, cuius custodes sunt angeli feroces et immensi, nunquam a Dei praeceptis digredientes, summopere retrahite,
                                7
                                uosque increduli, die iudicii nullam praetendatis excusationem, cum Deus tantum uos secundum opera uestra iudicabit.
                                8
                                Vos uero uiri peccata uestra derelinquendo, ad Deum corde puro conuertamini. Ille namque forsan uobis peccata dimissurus,
                                Note [original edition] : Incolae paradisi orant suam felicitatem augeri.
                                  paradisum aquis amoenam tribuet die, qua nec prophetae nec sibi credentibus dedecus inferetur, sed lucem ante se suae dextrae gustabunt, ipsique iugiter una uoce dicent : Tu Deus, quoniam omnipotens es, nostram lucem adaugendo nobis comple.
                                  9
                                  Tu propheta incredulos expugnatum et praedatum proficiscere, et ut te timeant, aggredere. Ipsi namque gehennam, uiamque malam semper insequentur.
                                  Note [original edition] : Incredulos armis subigendos dicit aperte, et prouerbium hic nullum dicit.
                                    10
                                    Note [original edition] : Exempla duo bonarum mulierum, totidemque malarum.
                                      ¶ Mulieribus incredulis exemplum sint mulieres Noem atque Loth, quibus nil profuit suorum maritorum bonitas, quin Deo praecipiente cum caeteris intrantibus focum aeternum ingressae sunt.
                                      11
                                      Credentes autem sibi sumant exemplum Pharaonis coniugem, et Mariam filiam Ioachim, quarum altera Deum iugiter precata est, ut ipsam a Pharaone, prauisque suis operibus, genteque mala liberans, sibi domum in paradiso strueret.
                                      12
                                      Note [original edition] : Mariam laudibus uehit.
                                        Altera uero, Maria uidelicet, se dirigendo nil maliciae seu prauitatis operata est. Unde animam insufflauimus illi, nostra uerba librumque confirmanti, et in bonitate perseueranti.